
Dave Mafoula est un acteur politique de la société congolaise. Plus jeune candidat à l’élection présidentielle de 2021 il sort de cette expérience avec de belles leçons de vie. Aujourd’hui, cet homme engagé pour son pays continue à mener son combat pour contribuer au bien-être de sa société et en vu d’atteindre le changement au Congo. Il reste convaincu de la participation des jeunes à l’épanouissement de la société. Il croit en un discours nouveau qui sera ainsi à l’origine du changement. Loba Mag est allé à sa rencontre.

LM: Bonjour monsieur, pouvez-vous s’il vous plaît décliner votre identité ?
M. Mafoula: Je suis Uphrem Dave Mafoula, économiste de forma- tion, père de famille et acteur politique. Actuellement, je suis le Président du Parti politique les Souverainistes, un parti de la droite sociale, qui défend une vision de la souveraineté, du regalien et celle de la justice sociale.
LM: Comment vous définir, monsieur Mafoula ?
M. Mafoula: Je suis un citoyen dont l’engagement politique se résume à la recherche d’un équilibre. Cet équilibre qui manque dans les rapports entre les dirigeants et les populations, entre les forts et les faibles, entre les riches et les pauvres, cet équilibre ca- pable de corriger la crise du vivre ensemble Congolais. Dans une société comme la notre où les inégalités frappent injustement les populations, le combat mené contre ces inégalités, est un combat juste et noble. De ce fait, je suis un homme en quête de justice dans ce monde quelque peu injuste.
LM: Parlez-nous de votre engagement politique ?
M. Mafoula: ce sont les rencontres avec les personnalités politiques de notre pays et d’ailleurs qui ont été à l’origine de mon engagement politique. Cependant, comme tout autre engagement, il a débuté là où il devrait commencer, à savoir le désir de servir son pays avec pour soubassement, mes valeurs et mes convictions. Je suis partisan des principes de liberté, de travail et d’ordre, ce qui fait de mon engagement, un engagement de droite et ma vision pour le Congo est en prise avec ces valeurs. Etant un fervent défenseur du libéralisme économique, je soutiens les idées politiques qui favorisent la création et la croissance des entreprises, le pouvoir d’achat, la sécurité, la réduction des dépenses publiques ainsi que la baisse des impôts. Voilà en quelques mots les raisons de mon engagement dont l’ambition consiste à contribuer à la construction de notre pays le Congo.
LM: Comment s’est faite votre entrée en politique ?
M. Mafoula: Cela débute par la création d’une association avec des amis, le mouvement pour les jeunes. Il s’agissait là d’un mouvement qui militait pour le changement systémique. Nous avons mené notre engagement jusqu’à la confrontation à une situation assez particulière, l’interdiction des associations politiques. Nous avons donc transformé le mouvement des jeunes pour le changement en un parti politique qui aujourd’hui est devenu Les Souverainistes.
LM: Racontez-nous un souvenir marquant de votre campagne présidentielle de 2021.
M. Mafoula: Je garde beaucoup de souvenirs de cette campagne présidentielle. Le plus marquant est sans aucun doute ma descente dans le marché total, lors de ma visite aux congolais. Lors de cette descente, je me suis retrouvé face à un bon nombre de personnes vivant avec handicap qui souhaitaient s’entretenir avec moi. Ces derniers avaient eu vent d’un élément de mon contrat présidentiel, notamment la création d’un ministère chargé de la question des personnes vivant avec handicap. Je me suis entretenu pendant 10 minutes avec ces concitoyens. Ce moment a été très marquant pour moi car il y avait parmi ces gens, des personnes malentendantes qui ne comprenaient pas mes propos jusqu’à ce que l’un de mes amis arrive et joue les interprètes. Au terme de cet échange, j’ai gardé contact avec ces concitoyens et ce jusqu’à ce jour.
LM: M. Mafoula, pourquoi être jeune et oser… le poste de président de la République ?
M. Mafoula: Je ne parlerai pas simplement du poste de président de République. Je pense que lorsqu’on s’engage en politique, cela suggère qu’on a de grandes ambitions et qu’on souhaite représenter le peuple. Pourquoi la question de la présidence est-elle importante ? Eh bien elle l’est simplement parce que déjà en étant jeune, notre discours est forcément moderne, nous avons une vision moderne de la société. Et vous le savez, c’est la jeunesse en politique qui apporte un vent de fraîcheur, de nouvelles idées. Ce qui diffère de l’existant politique.
Aussi je pense que les jeunes ont une tout autre vision du monde, leur discours est donc cohérent et s’aligne à l’évolution de la société. Et cela, chaque pays en a besoin pour avancer, pour créer une différence avec ce qui a déjà existé. Vous le savez, le Congo est dirigé par un certain nombre de personnes qui ont connu les années 60, 90. Aujourd’hui , nous avons des jeunes nés dans ces années 90 et qui ne connaissent pas l’histoire et qui vivent le fruit de la politique de ces années là. Avec la nouvelle génération, il naît un nouveau discours et c’est de lui que viendra le changement tant attendu.

LM: Que pouvons-nous retenir de Dave Mafoula ?
M. Mafoula: Ce qui peut être retenu de Dave Mafoula c’est qu’il est un citoyen qui veut l’évolution de la société, qui se bat pour que les gens vivent mieux dans leur pays. Je vous donnerai un exemple, une jeune femme m’a contacté en me confiant ses craintes de vivre au pays et elle m’a confié son désir de quitter le Congo. Ainsi , c’est pour nous un devoir de mener différemment ce combat et faire en sorte que les jeunes se sentent bien chez eux et qu’ils ne soient pas tous animés par le désir de délaisser la nation.
LM: Quel avenir pour Dave Mafoula ?
M. Mafoula: Je pense qu’il est toujours difficile de prédire son avenir mais le tout dépendra de ma démarche politique. Si je reste cohérent, forcément l’avenir sera positif pour moi. Cela dépendra aussi de ma connexion avec les populations. Si mon combat est apprécié par les congolais aujourd’hui et demain, on peut s’imaginer que demain nous serons parmi ceux qui dirigeront le pays.
LM: Merci pour cet entretien, M. Mafoula !
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